mon corps est un serpent
qui suce à la naissance de tes seins
puis glisse et hérisse ton grain de silice
s'immisce dans ton iris, subtil délice
sis au creux de tes cuisses.
mercredi 31 octobre 2007
dimanche 28 octobre 2007
vendredi 26 octobre 2007
Le beau "poisson-clown" pas drôle

Petit coup de coeur pour une bd ancienne (imaginez, elle est publiée de 1997 à 2001, c'était le siècle dernier !). L'histoire ? A la mort de son père, un ingénu, Happy le bienheureux, débarque de sa campagne natale à Denver. Il y retrouve son frère Chas, jeune homme élégant, homme de main dans la mafia. Suite à un casse qui tourne mal, Happy se retrouve à protéger une valise pleine à craquer de biftons à tête de Washington. Et autour de lui, ça trahit, ça se dégomme, ça se carapate... C'est rempli de belles américaines (style tôle et chromes) lancées à de vives allures et de pepettes, pas vraiment potiches. Bref, une histoire à rebondissements mais qui soigne ses personnages, servie par un dessin particulièrement fin, mi-réaliste, mi-cartoon et un découpage digne d'un film noir à grand spectacle. A mon goût, c'est une vraie belle réussite signée Chauvel (celui des "Enragés") au scénario et Fred Simon au pinceau.
jeudi 25 octobre 2007
Posséder
Posséder, maître-mot volage
céder à la tentation anthropopage
de tout conserver jusqu'à la rage
maître-mot, représentation d'usage.
Ne pas s'ouvrir, ne pas s'élever
Les pieds englués, comme dans un marécage
De la terre ne garder
Que ce qui retient, ce qui encage.
Posséder, c'est promettre du verbiage,
des faux-semblants, des concurrences
Moi, mon amour n'est dans la cage
que pour échapper à la cage.
Posséder, c'est rattraper l'horloge
Dans son décompte infaillible - j'enrage
c'est inscrire sur le grand affichage
le jour du dernier comptage.
céder à la tentation anthropopage
de tout conserver jusqu'à la rage
maître-mot, représentation d'usage.
Ne pas s'ouvrir, ne pas s'élever
Les pieds englués, comme dans un marécage
De la terre ne garder
Que ce qui retient, ce qui encage.
Posséder, c'est promettre du verbiage,
des faux-semblants, des concurrences
Moi, mon amour n'est dans la cage
que pour échapper à la cage.
Posséder, c'est rattraper l'horloge
Dans son décompte infaillible - j'enrage
c'est inscrire sur le grand affichage
le jour du dernier comptage.
jeudi 18 octobre 2007
jeudi 11 octobre 2007
mardi 2 octobre 2007
Amour filial
C’est un simple galet plat
De Loire ou de rivière lambda
C’est un galet plat
Qui ricoche sur les encoches
De ma mémoire
De la pierre arrachée à la terre
Tourneboulé, tarabusté, transporté
Au-delà des glaciers
Retenu un temps par quelque roseau,
S’en est détaché, pour dévaler,
Sans entrave un coteau
Et reposer dans la vallée
Cuit aux déboires solaires
Tétanisé aux nocturnes trilles
Il trône perpétuel
Au jardin naturel
D’entre deux livres
D’entre deux rives
C’est un simple galet plat
Qui ricoche sur les voies
Du temps qui passe qui trace
L’absence délétère
D’un père éphémère
Toujours trop tôt reparti
Creusait tarabustait tourneboulait
La terre
De mes guerriers d’enfance
De mes géants de circonstance
En un éternel sanctuaire
C’est un simple galet plat
De Loire ou de rivière lambda
Sur lequel en traits maladroits
Mon fils a inscrit « Papa »
De Loire ou de rivière lambda
C’est un galet plat
Qui ricoche sur les encoches
De ma mémoire
De la pierre arrachée à la terre
Tourneboulé, tarabusté, transporté
Au-delà des glaciers
Retenu un temps par quelque roseau,
S’en est détaché, pour dévaler,
Sans entrave un coteau
Et reposer dans la vallée
Cuit aux déboires solaires
Tétanisé aux nocturnes trilles
Il trône perpétuel
Au jardin naturel
D’entre deux livres
D’entre deux rives
C’est un simple galet plat
Qui ricoche sur les voies
Du temps qui passe qui trace
L’absence délétère
D’un père éphémère
Toujours trop tôt reparti
Creusait tarabustait tourneboulait
La terre
De mes guerriers d’enfance
De mes géants de circonstance
En un éternel sanctuaire
C’est un simple galet plat
De Loire ou de rivière lambda
Sur lequel en traits maladroits
Mon fils a inscrit « Papa »
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