jeudi 16 avril 2009

3D flims



à conseiller le court "World Builder" de Bruce Branit

jeudi 9 avril 2009

ridicule...

Où est-elle notre belle démocratie dont nous nous targuons si souvent devant les abus de certains régimes ?
Nous, les froggys, donneurs de leçons, retiendrons-nous celle-là ?
Jeudi, la loi sur le téléchargement illégal sur internet a été rejetée par 21 voix contre 15 à l'Assemblée Nationale qui compte au total 577 députés, ce qui signifie que seulement 6 % d'entre eux étaient présents.

Mais à quoi sont-ils élus, nos représentants ? A quelle inauguration des chrysantèmes faisaient-ils bondance ? A quelle fête patronale se pavanaient-ils ? Le responsable du groupe UMP qui disposait à lui seul de la majorité absolue (et oui, nos cumulards ont le droit d'être absents) a oublié de sortir de son bureau (cf http://www.actualites.sfr.fr/) : à quoi était-il donc occupé ?

Un autre député UMP "pleurait" sur le mauvais sort que les socialistes leur avaient jeté : il a suffi qu'ils soient 21 ! Quelle malchance, en effet ! C'est plutôt un joli coup dans ce pays où l'on prend nos institutions pour un simple rouage du pouvoir absolu.

jonquilles

Retour de quelques sensations à l'approche des beaux jours,
nous sortons d'une léthargie sourde...
une petite tradition familiale,
le bouquet de jonquilles sauvages qui finira par faner au bout de quelques jours.
Sur mes photos au moins,
elles respirent.



samedi 21 mars 2009

vendredi 13 février 2009

poids mort

une courte nouvelle écrite pour les ateliers d'écriture de Télérama, une sorte de déclencheur à ma paresse tutélaire, maintes fois remaniée pour qu'elle rentre dans les critères. Un petit hommage aussi aux Poilus de 14, simples gens crucifiés au nom de la patrie.

POIDS MORT
C’est l’aube. Le rai de soleil qui transperce la lucarne éclaire ma triste condition. Mon décor ? Une grange oubliée où je côtoie entre autres, quelques congénères usés, les restes disloqués d’une vieille bicyclette, un pauvre matelas, une sorte de bric-à-brac voué à la solitude et à la poussière.
Je n’ai pas toujours voisiné ce tas de ressorts et de boulons graisseux, j’ai connu la joie de recevoir quotidiennement des séants et du beau monde, croyez-moi ! Des nobles, qui ne m’accordaient la grâce que du bout de leur anatomie charnue, une façon de montrer que l’on ne s’attarderait pas. Quelques avachis aussi se jetaient sur moi comme après une course éperdue et étalaient leur viande sur mes précieuses lattes. Des impétueux ne pensaient qu’à user leur culotte sur une autre, tant d’impatients faisaient trembler mes jointures, des gras aussi, des souples, parfois des indélicats.
La voix, il y a quelques instants, je l’ai bien entendue. J’ignore d’où elle venait mais à peine la porte entrouverte, une silhouette a hurlé :

- Les gars , enlevez tout !

J’ai compris. Des mains sans scrupules ont arraché mes amis à leur douce torpeur, soulevant ça et là grincements de désapprobation, sursauts de rouages, poids morts jetant dans leur transport leur dernière résistance. 2 heures, cette abomination a pris près de 2 heures, jusqu’à ce qu’on me découvre et me jette sans ménagement au milieu de la cour brûlante, au cœur de l’inconnu.

- Laissez cette chaise, c’est celle de Papy Baïonnette !
Papy Baïonnette ? Je l’avais oublié celui-là ! Sec comme un sarment de vigne, le regard égaré dans quelque secrète bataille. Il passait des jours entiers sur mon dos à ânonner son sombre destin, à raconter comment une lame de trente centimètres lui avait un jour déchiré les entrailles. On l’avait oublié agonisant dans un trou d’obus. Lorsqu’une pluie glacée avait comblé peu à peu l’excavation, il avait paniqué. Invariablement, à ce point de l’histoire, il s’accrochait peureusement à mes montants et se répandait en effluves douteuses.
Le pauvre ! Combien de fois ai-je rêvé de le faire basculer là, face contre le sol, les mots suspendus à une ultime inspiration. Dieu merci, je me suis abstenue. Cher Papy !
Le soleil disparaît lentement derrière la haute bâtisse. Ce soir, je fais le dos rond à la caresse de l’éponge, grâce à ce petit être, fragile comme du cristal de Bohème.

mardi 3 février 2009

pub en blog

Un petit blog sympa qui propose de revisiter les pubs anciennes. On se croirait revenu au bord de la Nationale 7 :